Tendances

L’intelligence artificielle dans les voitures vous remplacera bientôt derrière le volant. Mais avant de voir des voitures totalement autonomes, de nombreuses fonctionnalités d’IA rendent déjà vos trajets plus agréables et plus sûrs. Le constructeur Jaguar Land Rover joue un grand rôle dans plusieurs domaines concernant cette révolution IA.

Fini l’utopie

Au cours des prochaines décennies, les voitures se conduiront toutes seules et vous pourrez utiliser votre voiture comme bureau ou lit mobile alors qu’elle vous mènera – sans risque d’excès de vitesse ou d’accident – vers votre destination. Sur ce plan, la réalité commence à prendre de plus en plus le pas sur l’utopie. Les craintes du consommateur disparaissent peu à peu. Il ressort d’une étude récente sur le rapport des consommateurs à la robotique et à l’IA que 26% des personnes interrogées font suffisamment confiance en l’intelligence artificielle pour se laisser conduire. « Dans l’imaginaire populaire, les robots sont souvent vus comme quelque chose de négatif », a récemment déclaré Daniel Wilson, auteur du livre Robocalypse, lors d’une table ronde sur la robotique et l’IA. « Lorsque nous commencerons réellement à interagir avec des robots, les avis vont évoluer : les avantages deviendront plus tangibles. »
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Déjà dans les rues

Cette ‘véritable’ interaction entre l’humain et le robot est de plus en plus développée par les constructeurs automobiles et les entreprises du secteur technologique. L’entreprise Waymo, faisant partie du groupe américain Alphabet et Google, fait ici figure de précurseur. Elle teste des voitures autonomes depuis quelques années dans les rues de villes américaines comme San Francisco et travaille, en partie sur base de ces tests, sur l’IA en collaboration avec DeepMind, un autre service de Google qui crée des ordinateurs et des robots toujours plus intelligents. Naturellement, Waymo travaille également avec des constructeurs automobiles qui ont compris que l’avenir de l’automobile passera sûrement par les véhicules autonomes.

Par exemple, la société a testé au printemps dernier une Jaguar I-PACE autonome équipée de l’IA de DeepMind près du siège d’Alphabet, à Mountain View en Californie. Dans un futur pas si lointain, Waymo prévoit d’utiliser près de 20.000 exemplaires de SUV électriques de Jaguar comme service de taxi robotisé.   « Nous travaillons sur le conducteur le plus expérimenté du monde, tandis que Jaguar Land Rover a développé une nouvelle plateforme électrique qui semble établir de nouveaux standards en matière de sécurité, design et d’adaptation », a affirmé le patron de Waymo John Krafcik en évoquant cette collaboration.

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Conditions remplies

Un élément important est que toutes les conditions soient remplies pour que ce type d’application de l’IA soit progressivement introduit dans chaque voiture. Au cours des dix dernières années, de nouvelles voitures ‘connectées’ sont arrivées sur le marché : elles sont reliées à Internet, généralement grâce à une carte SIM intégrée. Une deuxième étape a suivi cette connexion : l’apparition d’un cloud avec des serveurs qui peut effectuer tous les calculs complexes nécessaires à l’IA. Une troisième condition est encore à l’étude, mais l’aboutissement est proche : une infrastructure routière qui interagit sans fil avec la voiture via une communication Vehicle to Infrastructure (V2I).

Situations réelles

Dans différents endroits du monde, des constructeurs automobiles collaborent avec des universitaires et les autorités locales pour faire en sorte que les infrastructures ‘communiquent’ de façon optimale avec les voitures. Ici encore, Jaguar Land Rover joue un rôle primordial : le constructeur automobile a mis à disposition des voitures pour tester la communication V2I sur soixante kilomètres de routes asphaltées dans la région de Milton Keynes et de Coventry. À ces mêmes endroits, un chauffeur autonome a été testé à peu près au même moment : l’IA cherchait une place de stationnement adaptée à la place du conducteur et y garait également la voiture.

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Sans stress

« Sur le terrain, ce sera une sorte de stress test à bien des égards » dit Mark Cund, Autonomous Vehicle Research Manager chez Jaguar Land Rover. « Le périphérique autour de Coventry est connu pour ses entrées et sorties compliquées. Cela crée des conditions de conduite difficiles et du stress, surtout aux heures de pointe. Notre voiture autonome ne souffre pas du stress, de frustrations ou de la fatigue que pourrait ressentir un conducteur, et peut donc éliminer le stress de situations très tendues. »

Bien plus encore

Naturellement, cela appartient encore au futur, mais aujourd’hui, de petites initiatives d’IA rendant les trajets des conducteurs actuels plus agréables et plus sûrs ont été lancées. Évidemment, celles-ci ont été introduites plutôt discrètement, à mesure que les voitures récentes et innovantes sont arrivées sur le marché. La Jaguar I-PACE en est un parfait exemple : l’IA intégrée dans son tableau de bord calcule de façon fiable des données liées à la route sur base de ses propres réglages de conduite, mais également de la météo, de la topographie, des conditions de circulation et du style de conduite adopté. Ces mêmes données permettent d’enregistrer des réglages, comme la climatisation, la position du siège et les stations de radio.jaguar

Le conducteur reste important

Le ‘driver tracking’ est également une forme d’IA de plus en plus présente et qui permettra probablement un avènement plus rapide des voitures autonomes. La dernière nouveauté testée par Jaguar Land Rover est la mood detection : des caméras dans l’habitacle de la voiture lisent les expressions du visage du conducteur et la technologie ajuste des réglages en conséquence, comme l’éclairage ou la climatisation. « Cet élément, qui serait utile aujourd’hui, sera déterminant dans le futur sans chauffeur », indique Dr Steve Iley, Chief Medical Officer chez Jaguar Land Rover. « Pour nous, l’attention reste focalisée sur le conducteur, même lorsqu’il n’aura plus à conduire la voiture. »